Les Randonneurs du Golfe
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Centres d'intérêts :
randonnée, pêche

Citation préférée :
Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais chemin d’un pas ferme »

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Partir seul, entre amis ou en groupe

Par Le 25/03/2025

Partir seul, entre amis ou bien en groupe

 

Réussir son trek représente une merveilleuse victoire sur soi-même et génère une brassée de souvenirs qui vous accompagneront pour toujours. Dans ce cadre, avoir recours à un voyagiste spécialisé présente moult avantages : logistique, simplification des formalités, guide d’accompagnement, dynamique de groupe. Mais aussi quelques inconvénients : surcoût, contraintes imposées par la vie de groupe. Si vous hésitez encore entre l’individuel et le groupe, tenez aussi compte d’éléments qui pourraient éventuellement vous perturber : le manque de repères dans un environnement inconnu ; l’isolement à cause de la barrière de la langue ; l’inconfort de la vie « spartiate » (hébergements rudimentaires ou bivouac, sanitaires sommaires…) ; le changement d’habitudes alimentaires ; l’eau quelquefois peu engageante (bouillie, filtrée ou additionnée de pastilles désinfectantes), etc.

En tout état de cause, si la cohésion du groupe est un soutien considérable pour traverser une mauvaise passe, gardez à l’esprit qu’il vous faudra vous gérer vous-même.

>> Quiz : êtes-vous un expert de la rando itinérante ?

Avant tout engagement, une visite médicale s’impose


Votre médecin traitant évaluera votre forme physique, traitera les petits troubles qui pourraient vous handicaper pendant votre trek et contrôlera votre carnet de vaccinations. Si nécessaire, il vous prescrira également un traitement préventif contre le paludisme. Au demeurant, demandez-lui conseil pour le contenu de votre trousse de secours individuelle. Outre les médicaments habituels (en quantité calculée pour avoir une marge de sécurité), emportez des médicaments de confort - collyre, désinfectant intestinal, antibiotique à large spectre, pansements, etc. - et, pour un trek en altitude, un médicament de prévention et de traitement contre le mal aigu des montagnes (sans garantie d’y échapper). Enfin, n’oubliez pas de prendre un rendez-vous de contrôle chez votre dentiste avant d’embarquer.

Ça va la forme ?

Un trekking de durée et d’intensité moyenne est-il à votre portée ? Testez-vous ! Réalisez, sans être spécialement fatigué, un footing de 9 kilomètres en une heure ou 3 heures de montée avec une "verticalité" de 300 à 350 mètres par heure. Si le test n’est pas concluant et que vous en avez encore le temps, mettez-vous au vélo, au footing ou à la randonnée, si possible avec dénivelés.

Papiers, s’il vous plaît !

Préparez à l’avance : passeport, visas éventuels, carnet de vaccinations, cartes d’assurance et de rapatriement, moyens de paiement en quantité suffisante. Reste le problème des bagages : en fonction des conditions prévisibles du trek (climat, température, altitude, nature du terrain, maladies qui sévissent), prenez le temps de réfléchir à tout ce que vous allez devoir emporter sans dépasser la limite de poids autorisé et raisonnable. Informez-vous des restrictions des transporteurs aériens pour le poids et le contenu des bagages de cabine et de soute. Cela peut varier avec le temps.

Rando haute montagne

Par Le 25/03/2025

RANDO HAUTE MONTAGNE

 

Prévenir plutôt que guérir

Lorsqu’un itinéraire se déroule sur plusieurs jours, et a fortiori en haute montagne, les précautions à prendre sont décuplées par la durée de la randonnée. Topo-guide® et carte en main, chaque étape doit être visualisée à l'avance, les temps de marche anticipés, les dénivelés analysés et les points de halte assurés : refuges, cabanes non gardées ou lieux de bivouac possibles près d'un point d'eau.

Prévoir des étapes relativement courtes permet de ne pas accumuler trop de fatigue et de pouvoir parer aux imprévus : retrouver son chemin, s'abriter d'une averse, se caler sur le rythme d'un membre du groupe en difficulté. En partant tôt, le randonneur s'évitera aussi le désagrément d'une arrivée de nuit sur le campement.

Avant le départ, pensez à détailler votre itinéraire à une personne qui, en cas de problème, pourra relayer ces informations.

Réviser son matériel

Avant toute randonnée en haute montagne, il est indispensable d’avoir utilisé son équipement plusieurs fois au préalable afin de savoir s’il est adapté aux conditions de la future randonnée : chaussures, sac à dos, vêtements de pluie, etc. De même, il est vivement conseillé d’avoir testé et bien assimilé le montage et le démontage de sa tente. Il sera tout aussi sage de compartimenter ses affaires à l’intérieur du sac à dos avec des poches plastifiées afin d’organiser et protéger au mieux son portage.

Corps sain pour esprit sain

Les semaines précédant la randonnée, il est recommandé de multiplier les marches de 3 à 4 heures, plusieurs fois par semaine, équipé de votre sac à dos chargé. Pour s’accoutumer aux chemins de montagne, il faudra privilégier les parcours escarpés, notamment dans le but d’habituer ses muscles à la marche en montée et en descente. Chaque kilo en trop étant un effort supplémentaire à fournir, une bonne hygiène alimentaire est également de mise bien avant le départ. Privilégiez les féculents et céréales à index glycémique bas (pâtes, riz, pommes de terre…). Pour votre alimentation en randonnée, prévoyez une ration de 3 000 à 3 300 Kcal par jour afin de couvrir les besoins énergétiques et, surtout, pensez à vous hydrater, éventuellement avec une eau additionnée d’une pincée de sel et légèrement sucrée. En montagne, l’air plus sec favorise la déshydratation. Enfin, limitez la viande pour éviter les crampes.

Marcher au-dessus de 3 500 m

Randonner en haute montagne requiert de travailler votre endurance, de vous préparer musculairement, et, bien sûr, de vous acclimater à l'altitude. Notez qu'ici le rythme de marche doit être différent, plus lent et régulier de manière à ce que le corps puisse gérer un effort beaucoup plus intense qu'au niveau de la mer. Si l'altitude et l'accumulation des jours de marche ont leur incidence sur le physique, le mental peut, lui aussi, être mis à rude épreuve autant pour des raisons biologiques que contextuelles (éloignement, sensation d'isolement, difficultés d'adaptation à l'environnement). Il est donc préconisé de se préparer en réalisant de courtes randonnées en altitude.